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L’OMS dénonce (encore) le vapotage: on dément point par point

By 28 janvier 2020 No Comments

Un nouveau rapport sur la vape a été publié par l’OMS le 20 janvier. Un rapport contre le vapotage qui va surement être relayé par les médias dans les jours à venir. Face à cette désinformation flagrante, nous revenons point par point sur les arguments avancés par l’OMS pour rétablir la vérité. 

Les cigarettes électroniques et autres produits de vapotage sont-ils dangereux ?

L’OMS : “Les émissions contiennent généralement de la nicotine et d’autres substances toxiques qui sont nocives pour les utilisateurs et ceux exposés aux vapeurs.”

Notre réponse: La nicotine, non cancérigène, est indispensable pour se sevrer du tabac. Les traitements médicamenteux utilisés pour le sevrage tabagique sont des substituts nicotiniques non exemptés de cette molécule, pourtant elle est pointée du doigt dans les e-liquides.

L’OMS : “Certains dispositifs qui prétendent être exempts de nicotine contiennent de la nicotine.

Notre réponse : Incompréhension totale face à cet argument ! Si en effet un rapport de la DGCCRF a révélé des liquides avec un taux de nicotine erroné par rapport à celui annoncé sur l’étiquette (cela peut s’expliquer par des mesures imprécises en laboratoire), il est en revanche impossible de retrouver de la nicotine dans un e-liquide à 0mg.

L’OMS : “Il ne fait aucun doute qu’ils sont nocifs pour la santé et ne sont pas sûrs, mais il est trop tôt pour fournir une réponse claire sur l’impact à long terme de leur utilisation ou de leur exposition.”

Notre réponse : Encore une fois l’OMS déclare que les produits du vapotage sont incontestablement nocifs pour la santé mais l’institution n’apporte aucune source scientifique à ces lecteurs. A l’inverse, il est possible de trouver de nombreuses études précises et concrètes témoignant des bénéfices du vapotage dans le cadre d’un sevrage.

L’OMS : “Les jeunes qui utilisent des e-cigarettes sont également plus susceptibles d’utiliser des cigarettes, des cigares ou des narguilés conventionnels.”

Notre réponse: Pourtant, une étude française réalisée par l’OFDT sur les adolescents français en a conclu le contraire. Il n’y aurait aucun risque accru de transition vers le tabagisme chez les adolescents ayant expérimenté les cigarettes électroniques.

Source: Does e-cigarette experimentation increase the transition to daily smoking among young ever-smokers in France?

L’OMS : “Pour les femmes enceintes, la e-cigarette présente des risques importants car ils peuvent endommager le fœtus en croissance.

Notre réponse: Il est logique que la vape soit à bannir lors d’une grossesse, tout comme le tabac, l’alcool, les produits laitiers au lait pasteurisé, la charcuterie et de nombreux produits de la mer… D’ailleurs, sur l’ensemble des packagings de e-liquides, on peut y trouver le pictogramme interdisant la vape aux femmes enceintes.

L’OMS : “La vape expose également les non-fumeurs et les passants à la nicotine et à d’autres produits chimiques nocifs.

Notre réponse: Ici l’OMS sous-entend qu’un vapotage passif existe. Cependant, la demi-vie de la vapeur des e-cigarettes est 100 fois inférieure à la demi-vie de la fumée des cigarettes. De plus, la nocivité de la fumée de cigarette est dûe aux rejets de particules cancérigènes, au CO2 et à la nicotine. L’exposition d’aérosol (n’ayant pas de combustion) n’occasionne pas de risque vis-à-vis du CO2 et des particules cancérigènes. Seule la nicotine est diffusée mais elle ne présente aucun risque cancérogène ou de toxicité respiratoire et cardiovasculaire.

L’OMS : “Le liquide contenu dans les e-cigarettes peut brûler la peau et provoquer rapidement un empoisonnement à la nicotine s’il est avalé ou absorbé par la peau. Il y a un risque de fuite des appareils, ou d’avaler des liquides par les enfants, et l’e-cigarette est connue pour causer de graves blessures par les incendies et les explosions.

Notre réponse: En France, les matériels et les e-liquides ont l’obligation d’avoir un dispositif destiné à la sécurité des enfants. Les cigarettes doivent avoir un dispositif anti-bris et anti-fuite selon la TPD. La DGCCRF affirme que les explosions de batteries sont rares par rapport au nombre de produits en circulation. D’autant plus que les explosions sont souvent dues à une mauvaise utilisation. Pour éviter ces risques:

  • Ranger les accus dans l’étuis isolant fourni par le vendeur
  • Ne pas mettre les accus en contact avec des pièces métalliques
  • Veiller à ce que l’enveloppe des accus ne soit pas endommagée
  • Respecter la valeur de la résistance recommandée par le fabricant

Les cigarettes électroniques causent-elles des lésions pulmonaires?

L’OMS : “Le 17 septembre 2019, les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis ont lancé une enquête d’urgence sur les liens entre l’utilisation de l’ENDS et les lésions et décès pulmonaires.Au 10 décembre 2019, les États-Unis avaient signalé plus de 2409 cas hospitalisés et 52 décès confirmés.

Notre réponse: Les lésions pulmonaires aux Etat-Unis ne sont pas dues à la e-cigarette mais à l’usage qu’en ont fait certains utilisateurs. En effet, les liquides utilisés étaient des liquides au THC associés avec de l’acétate de vitamine E achetés au marché noir.

Les cigarettes électroniques sont-elles plus dangereuses que la cigarette ordinaire ?

L’OMS : “Cela dépend d’une série de facteurs, y compris la quantité de nicotine et d’autres toxiques dans les liquides chauffés, mais nous savons que les e-cigarettes posent des risques évidents pour la santé et ne sont en aucun cas sûrs.

Notre réponse: L’OMS joue à ni oui ni non. Pourtant une étude des autorités sanitaires de Grande-Bretagne a déclaré que la e-cigarette était 95% moins nocive que le tabac.

Faut-il interdire la cigarette électronique ?

L’OMS : “Les pays peuvent choisir d’interdire la e-cigarette. Les e-cigarettes sont actuellement interdites dans plus de 30 pays à travers le monde, et de plus en plus de pays envisagent des interdictions pour protéger les jeunes.

Notre réponse: Pourtant ces 30 pays autorisent la consommation de cigarette ordinaire. L’Inde, troisième plus grand producteur de tabac a interdit la production, l’import ou l’export, le transport, le stockage et la vente de cigarettes électroniques. Le Brésil 2ème plus grand producteur de tabac possède la même réglementation.

L’e-cigarette vous aide-t-il à arrêter de fumer ?

L’OMS : “Il n’y a pas suffisamment de preuves pour soutenir l’utilisation de ces produits pour arrêter de fumer. Pour les consommateurs de tabac qui souhaitent arrêter de fumer, il existe d’autres produits éprouvés, plus sûrs et homologués, tels que les thérapies de remplacement de la nicotine (comme les timbres et les gencives), ainsi que les lignes d’arrêt, la messagerie mobile et les traitements spécialisés de la dépendance au tabac.

Notre réponse: Pourtant, une étude britannique a comparé l’arrêt du tabac entre plusieurs méthodes : la e-cigarette et les substituts nicotiniques (gommes, patchs…).  Celle-ci a démontré en 2019 que la vape était le substitut le plus efficace pour arrêter de fumer.

Source : “A Randomized Trial of E-Cigarettes versus Nicotine-Replacement Therapy” New England Journal of Medicine

Une fois de plus, l’OMS nous a partagé un rapport attaquant la vape sans aucune preuve scientifique ni aucune source ou étude citée dans leur article. Une désinformation néfaste pour les fumeurs qui souhaitent trouver un substitut efficace capable de pallier à leur addiction à la cigarette.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Partagez-nous votre avis en commentaire !

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