Santé

Coronavirus, Vape et Cigarette Electronique

By 15 mars 2020 No Comments

Attention cet article réunit des informations et études scientifiques diverses et n’est en aucun cas une vérité scientifique faisant foi. Il ne doit aucunement se substituer aux principes de précautions recommandés par les autorités.

A l’ère de l’épidémie de coronavirus (Covid-19), il serait intéressant de savoir si la cigarette électronique a un effet bénéfique, neutre ou aggravant. Plusieurs personnes se sont même posé la question de savoir si ils devaient continuer à vaper pendant cette crise sanitaire !

Partant d’un raisonnement déductif la cigarette électronique ne serait pas un comportement aggravant et jouerait un rôle de ralentissement du développement de virus grippaux. (comparativement à un fumeur classique)

Pr MOLIMARD Professeur Médecine à Chevilly-Larue a étudié la question de l’impact du PG de la cigarette électronique sur les virus dans un article scientifique (1).

« Pour  protéger les troupes contre les épidémies, l’armée américaine expérimentait des pulvérisations de divers antiseptiques. In  vitro et in vivo chez la souris, le propylène glycol était l’un des plus efficaces contre diverses bactéries et virus. Par ailleurs selon le virologue de l’Institut Pasteur André Lwoff, prix Nobel, la température normalement basse à l’entrée des fosses nasales favorise le développement des virus, et  l’élever artificiellement guérit des patients souffrant de coryza. »

Deux éléments ressortent comme effets pouvant-être bénéfiques, (en tout cas non aggravant) :

  • Les vapeurs de propylène glycol ont donc une action anti-bactérienne et antivirale
  • Inhaler une vapeur chaude diminue le développement des virus. (Vidéo à ce sujet(2) 

(1) Epidémies et épidémie de cigarette électronique – http://www.tabac-humain.com/wp-content/uploads/2012/12/Epid%C3%A9mies-et-cigarette-%C3%A9lectronique.pdf
(2) André Lwoff –  prix Nobel de médecine 1965 « pour la découverte de la régulation génétique de la synthèse des enzymes et des virus. ».

La cigarette électronique les associe.

Côté température selon l’analyse du laboratoire LFEL  (3)

Chaque liquide possède sa propre température de vaporisation. En effet, la glycérine végétale se vaporise autour de 288°C tandis que le propylène-glycol se vaporise à 180°C

Nous sommes donc à priori largement au-dessus des 37° degrés qui déjà ont un impact positif selon le virologue  André Lwoff.

(3) publications-scientifiques – LA TEMPÉRATURE DANS LA CIGARETTE ÉLECTRONIQUE

Continuons sur le sujet du  propylène glycol (PG), composant essentiel du liquide, qui serait très intéressant d’un point de vue épidémiologique.

Plusieurs études scientifiques américaines (1) vont dans ce sens notamment celle du Dr. Oswald Hope Robertson (4) qui est assez parlante.

Pour tester sa théorie, il a placé des groupes de souris dans deux chambres. Dans la première chambre, il a aspergé l’air de propylène glycol puis du virus de la grippe. Dans la deuxième chambre, il a pulvérisé uniquement le virus de la grippe. Étonnamment, toutes les souris dans la chambre pulvérisées avec du propylène glycol ont survécu, tandis que les souris exposées uniquement au virus de la grippe sont mortes.

Le Dr Robertson a conclu :

«Le propylène glycol lui-même était un puissant germicide. Une partie du glycol dans 2 000 000 de parties de l’air tuerait – en quelques secondes – les concentrations de pneumocoques en suspension dans l’air, de streptocoques et d’autres bactéries s’élevant à des millions de pieds cubes. »

Cette technique a été utilisé à plusieurs reprises pendant les guerres.

Le puissant pouvoir antibactérien, antifungique et antiviral d’aérosols de propylène glycol était une approche stimulante. La vapeur de PG est très active pour la désinfection de l’air, en pénétrant les germes apportés par les gouttelettes de Pflŭgge et perturbant leur équipement enzymatique. Cet effet a été démontré expérimentalement dans des chambres closes, et les conditions optimales de cette activité ont été définies.(4)(5)

(4) Robertson OH, Bigg E, Puck TT, Miller BF. The bactericidal action of propylene glycol vapor on microorganisms suspended in air. I. J Exp Med. (1942) 75(6): 593–610. PMCID: PMC2135271
(5) Puck TT, Robertson OH, Lemon HM. The bacteriocidal action of propylene glycol vapor on microorganisms suspended in air. II. The influence of various factors on the activity of the vapor. J. Exp. Med. (1943)78 : 387-405

Au vue de ces réflexions on pourrait même estimer que la vapeur de cigarette électronique aurait un effet anti-bactérien positif dans le cadre du coronavirus dans un milieu clos où elle est rejetée.

En tant que fabricant de liquide nous le savons bien, nous sommes soumis à des normes d’hygiène  strictes mais peu de laboratoires en France travaillent dans des espaces totalement stériles de type chambre pharmaceutique. Une des raisons principales et que le e-liquide est incompatible avec un développement bactérien grâce à la présence de propylène glycol.

Lorsque le PG est substitué par de l’huile de cannabis ou de une huile de vitamine E on connait les effets dévastateurs !

Il faudrait évidemment avoir les moyens de faire une véritable étude, car ces éléments ne suffisent pas à obtenir une conclusion fiable, mais ouvre des hypothèses.

Il reste évident et indispensable que le reste des gestes de précautions sont à garder :

  • Ne pas prêter votre matériel de vape et ne pas faire « essayer » votre e-cigarette à une autre personne
  • En boutique, bien vérifier que les drip-tips de test sont protégés ou nettoyés.
  • Nettoyer plusieurs fois par jour son matériel avec du gel hydroalcoolique (par exemple). Pour cela il suffit d’appliquer le gel désinfectant sur un chiffon microfibre neuf, de laisser agir puis de passer un linge propre humecté d’eau claire en essuyant.
  • Si votre flacon d’e-liquide ou votre clearomiseur suinte ou fuit, le nettoyer avec un papier absorbant propre.

Bonne vape !

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